Agriculture

Importations de riz : la facture de la dépendance alimentaire

Importations de riz : la facture de la dépendance alimentaire

Chaque année, l'Afrique de l'Ouest récolte un peu plus de riz, et en achète un peu plus à l'étranger. Le geste paraît anodin sur les marchés de Cotonou ou de Dakar, où le sac importé reste souvent moins cher et plus régulier que le riz local. Mais additionné à l'échelle régionale, il dessine une dépendance qui dépasse 3,5 milliards de dollars par an et qui, à mesure que les villes grossissent, transforme un enjeu de panier de la ménagère en question de souveraineté budgétaire. Le paradoxe n'est pas une fatalité agronomique : il tient à un écart de quelques points entre une demande qui file et une offre qui suit trop lentement. C'est précisément cet écart, et ce qu'il coûte de le laisser filer, qu'il faut regarder de près.

Un déficit qui se creuse malgré la production

La production locale de l'espace CEDEAO ne couvre aujourd'hui qu'environ 60 % de la demande régionale. Sur le papier, l'Afrique de l'Ouest dispose pourtant de tous les atouts pour assurer son autonomie. La réalité est inverse : la région importe plus de 12 millions de tonnes de riz chaque année pour combler le déficit. Le cas ivoirien résume à lui seul le paradoxe. La Côte d'Ivoire produit davantage de riz qu'auparavant, mais ses importations ont atteint 1,62 million de tonnes en 2024, et sa facture a doublé en moins de dix ans, passant de 290,8 milliards de FCFA en 2015 à 609,6 milliards en 2024 (environ 1,01 milliard de dollars).

Le moteur de cette divergence est démographique et alimentaire avant d'être agricole. La demande progresse de 4 % par an, portée par l'urbanisation et l'évolution des régimes alimentaires, tandis que la production locale ne gagne que 3 % annuellement. Chaque année, le fossé se creuse mécaniquement, et il est comblé par le marché international. Le riz a en effet ceci de particulier qu'il accompagne l'exode rural : facile à stocker, rapide à cuire, il s'impose dans les ménages urbains pressés là où les céréales locales (mil, sorgho, igname) demandent plus de préparation. Plus une économie s'urbanise, plus sa consommation de riz par habitant grimpe, et plus l'écart avec une offre rurale qui peine à se moderniser s'élargit.

millions USDNigeria1 310Côte d'Ivoire1 010Bénin653Sénégal565Niger308Ghana286Mali177Burkina Faso120Source : Compilation CRAD : USDA (Nigeria, valeur estimée) ; douanes ivoiriennes (Côte d'Ivoire) ; ANSD (Sénégal) ; valeurs FCFA converties d'après TRT Afrika via YOP L-FRII (Bénin, Niger, Ghana) ; petits importateurs en ordre de grandeur, à confirmer
Toutes les valeurs portent sur 2024. Le Nigeria (estimation USDA, environ 2,1 Mt), la Côte d'Ivoire (douanes ivoiriennes, 609,6 milliards de FCFA) et le Sénégal (ANSD) reposent sur des sources primaires. Les valeurs des plus petits importateurs (Niger, Ghana, Mali, Burkina Faso) sont des estimations d'ordre de grandeur, à confirmer sur une source homogène. Le Bénin (653 M USD) supporte une charge disproportionnée au regard de sa taille.

Ce que montre la décennie : la dépendance recule, mais lentement

Première bonne nouvelle, souvent oubliée dans le débat : le continent ne s'enfonce pas, il progresse. Sous l'effet des plans nationaux riz lancés après la crise alimentaire de 2008, la production ouest-africaine a fortement augmenté, et le taux de dépendance aux importations, qui frôlait la moitié de la consommation au début des années 2010, est redescendu autour d'un tiers. La trajectoire prouve qu'une inflexion est possible : la dépendance rizicole n'est pas un destin, c'est le résultat d'un rythme. Le problème tient justement à ce rythme. Les progrès de l'offre, réels, restent inférieurs à ceux de la demande, si bien que le taux de dépendance baisse en proportion mais que le volume importé, lui, continue d'augmenter en valeur absolue. C'est tout l'enjeu : améliorer un ratio ne suffit pas tant que la population et la consommation par tête croissent plus vite que les rizières.

Cette divergence entre un taux qui s'améliore et une facture qui enfle est le coeur du dossier. Elle explique pourquoi des pays affichant de réels succès agricoles, comme le Sénégal ou la Côte d'Ivoire, voient malgré tout leur dépense d'importation grimper d'une année sur l'autre. Tant que la pente de l'offre reste sous celle de la demande, chaque récolte record est rattrapée par une consommation encore plus forte.

indice base 100Demande régionale (+4 %/an)Offre locale (+3 %/an)050100150200An 0An 3An 6An 9An 12Source : Calcul CRAD illustratif appliquant les taux de croissance observés (demande +4 %/an, offre locale +3 %/an) ; ordres de grandeur FAO / CEDEAO
Projection illustrative à partir des taux observés (demande +4 %/an, offre +3 %/an). En douze ans, l'écart cumulé atteint 17 points d'indice, c'est lui qui se traduit en tonnes importées et en milliards de FCFA. Un point de croissance d'écart, entretenu sur une décennie, suffit à creuser une dépendance structurelle.

Le Bénin, parmi les tout premiers importateurs de la région

Le Bénin illustre la pression que subissent les économies de taille intermédiaire. Avec 1,81 million de tonnes importées en 2024, en hausse de 8,2 % sur un an, et une valeur d'environ 405 milliards de FCFA (près de 653 millions de dollars), il figure parmi les tout premiers importateurs d'Afrique de l'Ouest : en valeur, le Nigeria le devance largement, mais en volume le Bénin dépasse la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Le pays est même devenu en 2024 le premier importateur mondial de riz indien, avec environ 1,8 million de tonnes, devant l'Arabie saoudite et la Guinée. Une part importante de ce volume transite vers le Nigeria voisin (droits de douane de 10 % au Bénin contre 30 % au Nigeria), mais l'exposition aux marchés mondiaux n'en demeure pas moins réelle.

Le Sénégal confirme la tendance haussière. En 2024, le pays a consacré 315 milliards de FCFA, soit 564,7 millions de dollars, à ses importations de riz, en progression de 4,3 % sur un an, pour des volumes en hausse de 6,5 % à 1,38 million de tonnes (selon l'ANSD). Pendant ce temps, les taux d'auto-suffisance restent bas : la production locale de la CEDEAO ne couvre qu'environ 60 % de la demande, et le déficit est plus marqué encore au Sénégal, au Ghana, au Bénin et en Côte d'Ivoire.

millions de tonnes00.511.521.81Bénin1.62Côte d'Ivoire1.38Sénégal0.78Burkina Faso0.58Niger0.53Mali0.52Ghana0.44TogoSource : Douanes nationales ; ANSD (Sénégal) ; Ecofin Agency ; USDA
En volume, le Bénin (1,81 Mt en 2024, dont une partie en transit vers le Nigeria) devance la Côte d'Ivoire (1,62 Mt) et le Sénégal (1,38 Mt). Les volumes des plus petits importateurs (Burkina Faso, Niger, Mali, Ghana, Togo) sont donnés à titre d'ordre de grandeur et restent à confirmer sur une source primaire homogène.

Le vrai goulet d'étranglement : le rendement, pas la surface

Si la production locale ne suit pas, ce n'est pas faute de terres. Le facteur limitant est agronomique : le rendement. Les travaux publiés dans Nature Communications par un consortium incluant AfricaRice établissent que le rendement rizicole moyen de l'Afrique n'atteint que 2,9 tonnes par hectare, contre un potentiel de 8 tonnes par hectare dans les conditions agronomiques observées sur le terrain. Autrement dit, la région ne récolte aujourd'hui qu'environ 36 % de ce que ses parcelles pourraient produire. La même étude situe ce rendement africain (2,9 t/ha) environ un tiers en dessous de celui des riziculteurs d'Asie du Sud-Est (4,3 t/ha). Le gisement est donc dans les rizières déjà cultivées, pas dans la conquête de nouvelles terres.

Ce diagnostic change tout dans la décision publique. Combler la moitié de cet écart de rendement coûte bien moins cher, écologiquement et budgétairement, que d'étendre les surfaces. Les chercheurs estiment que près de 15 millions d'hectares de rizières en Afrique attendent une amélioration agronomique, et qu'aucun gain ne s'obtiendra sans de meilleures pratiques : semences adaptées, maîtrise de l'eau, fertilisation raisonnée, mécanisation du repiquage et de la récolte. Le levier décisif n'est pas l'expansion, c'est l'intensification durable de l'existant.

tonnes/hectare024682.9Rendement actuel (Afrique)4.3Rendement moyen (Asie du Sud-Est)8Potentiel agronomique (Afrique)Source : van Oort et al., Nature Communications 2024 (consortium AfricaRice)
L'Afrique exploite environ 36 % du potentiel de ses rizières (2,9 t/ha récoltées contre 8 t/ha atteignables). L'écart avec l'Asie du Sud-Est (4,3 t/ha, rendement africain inférieur d'environ un tiers) montre qu'il ne s'agit pas d'une contrainte de climat ou de sol, mais d'agronomie et d'accès aux intrants.

Les principaux freins à la fermeture de cet écart sont bien identifiés et se cumulent le long de la chaîne :

  • Semences : un accès encore limité aux variétés améliorées et certifiées, alors qu'elles conditionnent l'essentiel du gain de rendement.
  • Eau : une riziculture majoritairement pluviale, donc exposée à l'irrégularité des pluies, quand l'irrigation maîtrisée double quasiment le potentiel.
  • Intrants et conseil agricole : fertilisation insuffisante et appui technique trop rare pour appliquer les bonnes pratiques au bon moment.
  • Aval de la filière : décorticage, séchage et stockage déficients, qui dégradent la qualité du riz local et alimentent des pertes post-récolte au lieu d'une offre compétitive.
Le riz qui manque à l'Afrique de l'Ouest n'est pas dans des terres à conquérir, il est dans les rizières déjà cultivées : 36 % du potentiel récolté aujourd'hui, c'est le double qui dort dans le sol.

Le coût de l'inaction : la trajectoire 2050

Que se passe-t-il si rien ne bouge sur le rendement ? La même étude de Nature Communications chiffre le scénario d'inertie, et il est sévère. À pratiques inchangées, le taux d'auto-suffisance rizicole de l'Afrique passerait de 0,57 aujourd'hui à 0,26 en 2050 : le continent ne couvrirait plus qu'un quart de ses besoins. Le déficit annuel atteindrait 67 millions de tonnes, l'équivalent d'environ 20 milliards de dollars d'importations par an, ou, exprimé en termes physiques, de 23 millions d'hectares de rizières supplémentaires qu'il faudrait défricher au rendement actuel pour produire localement. C'est une facture et une pression foncière difficilement soutenables.

À l'inverse, fermer la moitié de l'écart de rendement, combiné à l'expansion tendancielle des surfaces, ferait remonter l'auto-suffisance de 0,57 à 0,82 d'ici 2050, tout en plus que triplant la production rizicole et en épargnant des millions d'hectares de forêts et de savanes. L'écart entre les deux trajectoires, 0,26 contre 0,82, mesure exactement la valeur de l'action publique : ce n'est pas un demi-point, c'est l'avenir alimentaire d'un continent qui se joue sur le rendement.

taux d'auto-suffisance (1,0 = couverture totale)00.250.50.7510.57Aujourd'hui0.262050 si inaction0.822050 si fermeture de la moitié de l'écartSource : van Oort et al., Nature Communications 2024 (consortium AfricaRice)
Sans gain de rendement, l'Afrique ne couvrirait plus que 26 % de ses besoins en riz en 2050 (déficit de 67 Mt, environ 20 milliards USD d'importations annuelles). En fermant la moitié de l'écart de rendement, elle remonterait à 82 %. L'écart entre les deux scénarios chiffre le coût de l'inaction.

Une dépendance qui devient une vulnérabilité géopolitique

Importer n'est pas seulement coûteux, c'est risqué, et l'épisode indien de 2022-2024 l'a démontré sans ambiguïté. L'Inde, premier exportateur mondial, a progressivement restreint ses ventes à partir de septembre 2022, puis interdit l'exportation de riz blanc non basmati en juillet 2023, avant de lever ses restrictions à partir de septembre 2024. Les conséquences pour le continent ont été immédiates : selon l'IFPRI, pendant la durée des restrictions, les prix mondiaux du riz se sont maintenus environ 100 dollars par tonne au-dessus de leur niveau d'avant la crise, et les consommateurs d'Afrique subsaharienne ont payé au total 3,8 milliards de dollars de plus. Une décision prise à New Delhi pour des raisons de politique intérieure s'est traduite, à des milliers de kilomètres, par une ponction directe sur le pouvoir d'achat des ménages ouest-africains.

La vulnérabilité tient surtout à la concentration de l'approvisionnement. Le Sénégal, par exemple, dépendait de l'Inde pour 64 % de ses importations de brisures de riz en 2022, et plus de 80 % sur les huit premiers mois de 2023. Quand un fournisseur aussi dominant ferme le robinet, il n'existe pas de substitut immédiat à prix équivalent. Le Nigeria offre la démonstration de l'effet d'échelle : avec environ 2,1 millions de tonnes prévues en 2024 pour une valeur estimée à 1,31 milliard de dollars, le pays est, selon l'USDA, en passe de devenir le premier importateur mondial de riz, devant l'Indonésie et le Brésil. Une économie de cette envergure, contrainte d'importer à un tel rythme, expose toute la sous-région aux mêmes vents contraires sur les marchés.

millions USD0200400600Sénégal 2023Sénégal 2024Source : ANSD - Note d'analyse du commerce extérieur 2024 ; Ecofin Agency
Au Sénégal, la facture passe de 541,2 à 564,7 millions de dollars entre 2023 et 2024 (+4,3 %), alors même que les volumes augmentent de 6,5 %. La trajectoire haussière confirme que les efforts de production locale ne suffisent pas encore à inverser la tendance.
Plus de production, mais plus d'importations : tant que la demande croîtra de 4 % et l'offre de 3 %, le fossé continuera de se combler par le marché mondial, et la facture par les budgets publics.

Ce que les moyennes nationales dissimulent

Un taux d'auto-suffisance national, un volume importé, une facture en dollars : ces agrégats cadrent l'enjeu, mais ils masquent l'essentiel pour qui doit décider où investir. Une moyenne nationale de 60 % de couverture peut recouvrir des bassins rizicoles proches de l'autonomie et des régions urbaines entièrement dépendantes du port. Un rendement moyen de 2,9 t/ha agrège des périmètres irrigués performants et des parcelles pluviales à peine au-dessus d'une tonne. Décider à partir de la moyenne, c'est arroser uniformément un territoire dont les besoins sont, eux, profondément hétérogènes.

C'est là que se situe la valeur d'une mesure fine, désagrégée et géolocalisée, et c'est le coeur du métier du CRAD. Savoir quel périmètre irrigué plafonne faute de maîtrise de l'eau, quelle coopérative perd 20 % de sa récolte au séchage, quel corridor d'importation alimente quel marché urbain, voilà ce qui transforme une enveloppe de plusieurs milliards en investissements ciblés et mesurables. La cible 2035 ne se pilote pas avec un chiffre national annuel : elle se pilote avec une cartographie vivante des écarts de rendement et des goulets de la filière, parcelle par parcelle, maillon par maillon. Sans cette granularité, le risque est d'investir là où c'est visible plutôt que là où c'est utile.

L'objectif 2035 : un plan à 19 milliards de dollars

La CEDEAO s'est fixé un cap clair : atteindre l'auto-suffisance régionale en riz d'ici 2035, alors que la production locale ne couvre aujourd'hui qu'environ 60 % de la demande. L'ambition est à la hauteur de l'enjeu, et le chiffrage l'est tout autant : environ 19 milliards de dollars d'investissement seraient nécessaires, dont près de 14 milliards de dépenses d'équipement et 5 milliards de fonctionnement. Sans une montée en gamme de la productivité et une diversification de la production, la facture régionale, déjà supérieure à 3,5 milliards de dollars par an, ne fera que s'alourdir, au détriment de la sécurité alimentaire et des marges budgétaires des États.

Confronté à la trajectoire d'inertie chiffrée par la recherche (un déficit continental de 67 millions de tonnes et 20 milliards de dollars d'importations annuelles à l'horizon 2050), un investissement régional de 19 milliards étalé sur une décennie ne relève plus de la dépense, mais de l'assurance. La question n'est pas de savoir si la région peut se permettre d'investir, mais combien lui coûtera, année après année, le choix de ne pas le faire.

À retenir

  • La production locale de la CEDEAO ne couvre qu'environ 60 % de la demande : la région importe plus de 12 millions de tonnes de riz par an, pour une facture supérieure à 3,5 milliards de dollars.
  • Le vrai goulet est le rendement, pas la surface : l'Afrique ne récolte que 2,9 t/ha, soit 36 % du potentiel agronomique de 8 t/ha, et environ un tiers de moins que l'Asie du Sud-Est (4,3 t/ha).
  • Le coût de l'inaction est chiffré : à pratiques inchangées, l'auto-suffisance africaine tomberait de 0,57 à 0,26 d'ici 2050, soit un déficit de 67 Mt et environ 20 milliards USD d'importations par an.
  • La dépendance est devenue géopolitique : les restrictions indiennes de 2022-2024 ont coûté 3,8 milliards USD de surcoût aux consommateurs subsahariens, avec des prix mondiaux supérieurs d'environ 100 USD/tonne.
  • L'objectif CEDEAO d'auto-suffisance en 2035 exige environ 19 milliards USD d'investissement, montant à mettre en regard des 20 milliards de pertes annuelles du scénario d'inertie.

Recommandations aux décideurs ouest-africains

  1. Investir dans le rendement avant les surfaces : prioriser semences améliorées, maîtrise de l'eau et conseil agricole pour fermer au moins la moitié de l'écart de rendement (36 % du potentiel exploité aujourd'hui), levier le plus rentable pour faire passer l'offre locale au-dessus du seuil de croissance de la demande.
  2. Sécuriser l'aval de la chaîne de valeur : moderniser le décorticage, le séchage et le stockage afin de réduire les pertes post-récolte et de rendre le riz local compétitif face au riz importé, condition de l'objectif 2035.
  3. Diversifier les origines d'importation et constituer des stocks régionaux de sécurité, pour ne plus subir une décision unilatérale d'un fournisseur dominant (cas indien : jusqu'à 80 % des brisures sénégalaises en 2023).
  4. Mutualiser le financement à l'échelle CEDEAO : coordonner les quelque 19 milliards USD requis et harmoniser les dispositifs commerciaux, en les présentant comme une assurance face aux 20 milliards USD de pertes annuelles du scénario d'inertie 2050.
  5. Protéger les budgets et les ménages les plus exposés : pour les économies à forte facture rapportée à leur taille comme le Bénin (653 M USD) ou le Sénégal (565 M USD), assortir les plans nationaux riz d'objectifs chiffrés et de filets de sécurité ciblés en cas de choc de prix.
  6. Piloter par la donnée désagrégée : mettre en place un suivi statistique régional géolocalisé des rendements, volumes, valeurs et pertes le long de la filière, pour arbitrer les investissements là où l'écart est le plus grand et mesurer en continu la trajectoire vers la cible 2035.

Sources

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